Le raffinement, l’élégance, la classe, la distinction te caractérisent ? A priori, Gears of War n’est pas fait pour toi. A priori seulement, car l’exécution du locuste relève presque de l’oeuvre d’art : s’approcher de la proie isolée tout en faisant résonner la tronçonneuse du Lanzor, cette dernière qui pénètre avec plaisir dans la carcasse de l’adversaire paralysé par la douleur, l’effusion de sang qui s’éparpille sur l’écran… Oui, c’est beau et il est certain que la série fait partie des jeux préférés de Dexter et de son « dark passenger ».

Tu l’auras compris, attardons-nous sur le troisième opus de la désormais célèbre franchise exclusive Xbox360 qui est sorti il y a peu.

Le pitch

Marcus Phoenix (le héros) est tristesse. Son papa est mort et l’humanité est en danger à cause de vilains monstres qui saccagent tout. Mais lors du visionnage d’un Blue-Ray director’s cut edition, il découvre que son père est encore en vie et qu’il détient même la solution au problème des méchants envahisseurs. Alors comme Marcus est un bon fils et un bon citoyen du monde (il trie ses déchets), il décide d’aller retrouver son papa avec tous ses copains stéroidés afin de sauver l’humanité. Un grand coeur ce Marcus.

L’aventure est divisée en 5 actes que l’on finit en moins d’une dizaine d’heures, la moyenne pour un Gears of War. Certes, cela reste court, mais comme on le dit si bien : il vaut mieux un bon jeu court, qu’un mauvais jeu long. Quant au scénario, il est dans sa globalité dans la digne lignée d’un blockbuster popcorn de l’été : rien de bien surprenant, mais on se laisse joyeusement embarquer dans l’histoire.

Sauras-tu trouver Charlie ?

Pourquoi ? Parce que l’univers est toujours aussi top, crédible, prenant, notamment grâce à de beaux graphismes. Les héros, de véritable Cowboys des temps modernes à la musculature hypertrophiée qui ne s’embêtent pas avec les détails. Des bourrins à la langue bien pendues et à la gâchette facile. Tout à l’air exagéré, mais pourtant si mesuré. Le gameplay, le rythme du jeu, favorisent l’immersion dans cet univers. Pourtant tout n’est pas que violence gratuite, il faut aussi faire preuve de jugeote afin de terasser les adversaires : se couvrir, viser une partie bien distincte de l’adversaire, jouer à l’appât pendant que les collègues se chargent d’arroser de balles…

Si tu aimes jouer au golf avec la tête d’un locuste en compagnie d’un de tes amis, le mode coopération est toujours disponible en splitscreen. Online, il est même possible de faire la campagne avec 4 joueurs : plus on est de fous, plus on rit.

Santiago a bien changé depuis le deuxième épisode

Le multi justement. Si, tous les modes classiques sont présents dans la galette (Bataille, roi de la colline…) on se réjouira surtout du mode Horde, superbement retravaillé. A 5 joueurs, il faudra survivre à 50 vagues d’ennemis. A chaque adversaire tué, une récompense en dollars. Ces deniers serviront à construire, réparer, améliorer des défenses (herses, tourelles, sentinelles, leurres) qui aideront à venir à bout de ce mode. Les assauts sont de plus en plus difficiles et tu auras le plaisir d’affronter un boss toutes les 10 vagues. Constituer une bonne équipe est alors primordial pour espérer terminer le mode « Horde ». Le mode Bestial inverse les rôles en te faisant passer dans l’autre camp. Tu auras ainsi le plaisir de détruire des humains en controlant les monstres les plus puissants du jeu.

Les défauts ?

Il faut être pointilleux pour en trouver. Mais puisqu’il faut en trouver : Hormi la durée du mode solo toujours un peu light, on soulignera qu’à l’image de Deus Ex : Human Revolution la lipsync française est légèrement décalée (même si de façon moins marquée) et l’IA est de temps en temps à la rue . Mais rien de bien choquant, le plaisir l’emporte allègrement.

En conclusion, pour tous les poètes en mal d’hémoglobine, Gears of War 3 est à posséder absolument en cette fin d’année 2011. Que ce soit en solo ou en multi, le jeu est la promesse d’heures de défoulement qui nous feront oublier l’arrivée de l’hiver.

La note de BuddieStyle : 18/20

On aime :

  • L’univers
  • Les graphismes
  • Le multi
  • Presque tout…

On aime moins :

  • Trop court…
  • La lipsync en VF
  • L’IA qui parfois agit de manière suicidaire.