La campagne de communication de Deus Ex : Human Revolution nous aura donné l’eau à la bouche avec une stratégie bien pensée. Nous avons eu l’occasion de mettre la main sur une copie Xbox 360 de ce jeu et pour toi lecteur, nous t’offrons nos impressions.

"J'ai le SWAG, t'as vu."
« J’ai le SWAG, t’as vu. »

Le pitch 

Nous sommes en 2027, quelques années avant le premier Deus Ex. La technologie et la science ont bien avancé puisque l’homme a désormais la possibilité de remplacer ses membres par des augmentations robotiques : courir plus vite, être plus fort, plus intelligent… Devenir un surhomme est désormais possible.

Nous incarnons Jensen, ancien SWAT devenu chef de la sécurité chez SARIF Industries, entreprise de biotechnologie spécialisée dans les augmentations. A quelques heures d’une présentation supposée révolutionner le secteur des augmentations, donnée par sa bien aimée Megan Reed, la compagnie se fait attaquée par un mystérieux groupe de soldats augmentés. Entreprise dévastée, Megan morte, Jensen se retrouve à l’article de la mort : pas cool. Pour sauver notre homme (ou plutôt ce qu’il en reste), l’entreprise doit l’opérer et remplacer une très grande partie de ses membres par des augmentations : cool. Une fois remis sur pied, Terminator Jensen va enquêter sur cette histoire et tenter de retrouver les mercenaires.

Si l’histoire de base reste assez simple, elle prend vraiment de l’ampleur au fur et à mesure que les heures de jeu défilent, on se rend très vite compte que SARIF Industries, notre employeur, n’est pas blanc comme neige dans cette histoire. Les nouvelles informations nous dévoilent à chaque fois un peu plus du mystère où les enjeux sont énormes. MAIS NOUS NE DIRONS RIEN.

Docteur Maboul, toujours passionnant en 2027

Un univers immersif et bien travaillé

S’il est une chose que l’on apprécie dans DE:HR, c’est l’effort pour créer un univers crédible. On ne pourra s’empêcher de faire le parallèle avec des oeuvres telles que Minority Report ou encore iRobot. La technologie est très présente mais le contraste avec la pauvreté et le délabrement des rues reste très marquant. On se promène dans un monde oppressant et grisonnant où la naïveté et l’innocence n’existent plus. Un monde de bonhommes où les puristes (sorte de groupe josébovétiste refusant les implants) n’hésitent pas à prendre en otage des civils. Un monde où les prostitués sont obligées de se faire augmentées pour gagner plus d’argent. Oué.

Le gameplay : Un savant mélange entre action, exploration et rpg

Le jeu se déroule en plusieurs phases de jeu : Une de type action/infiltration nous permet d’avancer dans les niveaux où se trouve une horde d’adversaires. Une des forces de Deus Ex : Human Revolution, c’est de nous permettre de choisir de quelle façon nous allons jouer. La barbarie et la violence s’emparent de vous ? Prenez votre fusil d’assaut, vos grenades et attaquez vos adversaires de front. La discrétion et la finesse vous caractérisent ? Piratez l’ordinateur de sécurité et retournez les tourelles ennemis contre leurs alliés sans verser une seule goûte de sueur. Vous l’aurez compris : il y a de quoi contenter tout le monde !

La phase RPG nous permet de faire évoluer notre personnage comme bon nous semble en activant des augmentations après avoir obtenu des objets lors des quêtes et gagné des points d’expérience. Selon notre type de jeu, offensif ou camouflé, nous pourrons améliorer certaines caractéristiques. Cela va de la simple augmentation de la taille de l’inventaire à la possibilité de devenir invisible durant quelques secondes en passant par la diminution de l’effet de recul lors de l’usage des armes.

Enfin la dernière phase de type exploration vous permettra de fouiller dans les différents lieux du jeu à la recherche d’objets, ou de quêtes annexes. Les développeurs ont pensé à nous offrir un éventail de possibilités pour nous déplacer d’un point A à un point B. Et ça on aime !

Cependant tout n’est pas rose dans DE:HR. En effet, certains problèmes inhérents au jeu affectent ce dernier. En tête du palmares : la lipsync. La synchronisation des mouvements des lèvres avec les paroles des personnages est tout simplement catastrophique. Le spectacle offert dans les cinématiques en temps réel est difficile à regarder et on se retrouve à tenter de comprendre ce qui a bien pu se passer pour en arriver là. D’ailleurs, les graphismes du jeu ne sont pas non plus fantastiques et cela se remarque particulièrement sur les visages des personnages. L’IA des opposants reste perfectible. Exemple de problème récurrent : une fois repéré par un adversaire, ce dernier refuse de passer une porte pour vous faire la peau (non mais c’est normal, c’est dangereux les portes : on peut se coincer les doigts dedans). Enfin, la gestion des checkpoints reste assez aléatoire et l’on se retrouve parfois un peu loin de là où l’on a trépassé quelques minutes avant.

En conclusion, Deus Ex Human Revolution est un jeu qui nous offrira de nombreuses heures de plaisirs en dépit de quelques défauts récurrents au cours de l’aventure. La liberté dans le choix des actions reste un des points forts et l’on ne tombe pas dans le travers des jeux qui font semblants d’offrir des alternatives. Probablement pas le jeu de l’année, mais un bon jeu tout de même.

La note de BuddieStyle : 16/20

On aime :

  • L’histoire
  • L’univers
  • Les augmentations
  • La liberté proposée

On aime moins :

  • Le coté ventriloque raté de la lipsync
  • Les graphismes un poil datés
  • L’IA et ses comportements étranges
En cadeau, un des trailers somptueux créé à cette occasion :